Traitement des eaux usées sur site : quand l’ANC passe à l’échelle industrielle
Une filière MyFAST® intégrée dans des cuves béton préfabriquées pour développer un traitement biologique décentralisé adapté aux projets de plus grande capacité.
Le traitement des eaux usées sur site ne concerne plus uniquement les petites installations individuelles. Sur des projets de plus grande capacité, des procédés biologiques modulaires permettent aujourd’hui de développer des filières décentralisées directement intégrées dans le génie civil du projet.
Le traitement des eaux usées sur site change d’échelle
Sur ce chantier, une filière complète est déployée directement dans des cuves béton préfabriquées afin d’assurer le traitement biologique des eaux usées sur site.
Cette configuration illustre l’évolution de l’assainissement décentralisé : il ne s’agit plus uniquement d’équiper une habitation isolée, mais de pouvoir concevoir des installations adaptées à des bâtiments, sites professionnels, établissements, petites collectivités ou autres projets disposant de débits plus importants.
Le choix d’une solution décentralisée peut notamment répondre à l’absence de réseau collectif, à une implantation éloignée, à des contraintes foncières ou à la nécessité de conserver le traitement au plus près du lieu où les eaux usées sont produites.
L’objectif n’est pas de reproduire une station centralisée en miniature, mais de concevoir une filière proportionnée au débit, à la charge polluante et aux contraintes réelles du site.
MyFAST® : un traitement biologique à cultures fixées
La filière repose sur la technologie MyFAST® de BioMicrobics®, basée sur le procédé FAST® – Fixed Activated Sludge Treatment.
Le principe consiste à maintenir un média fixe immergé dans la zone de traitement. Ce média sert de support au développement d’un biofilm constitué de micro-organismes participant à la dégradation biologique de la matière organique présente dans les eaux usées.
Une soufflante située hors de la cuve apporte l’air nécessaire à l’oxygénation et contribue à la circulation des effluents à travers le média biologique.
L’intérêt de cette architecture réside notamment dans sa conception modulaire : plusieurs unités peuvent être associées lorsque les caractéristiques hydrauliques et organiques du projet le nécessitent.
- Biofilm fixé sur média immergé
- Aération par soufflante extérieure
- Absence de pièces mécaniques mobiles sous l’eau pour le procédé
- Architecture préconçue et modulaire
Le génie civil devient une partie intégrante de la solution
Sur ce type d’installation, les modules biologiques ne nécessitent pas nécessairement une station monobloc spécifique fabriquée entièrement en usine.
Ils peuvent être intégrés dans des cuves étanches réalisées ou préfabriquées localement, sous réserve que leur géométrie, leur volume et leur configuration répondent aux exigences du dimensionnement.
Cette approche permet d’articuler le procédé biologique avec le génie civil du projet et d’adapter l’implantation aux contraintes disponibles sur le terrain.
Une filière à dimensionner sur la charge réelle, pas uniquement sur le débit
La capacité hydraulique constitue un premier indicateur, mais elle ne suffit jamais à définir seule une installation de traitement des eaux usées.
Le dimensionnement doit également prendre en compte la charge organique, les concentrations en entrée, les pointes de fréquentation, la température, le prétraitement, la saisonnalité éventuelle et les objectifs de qualité attendus en sortie.
Les modèles MyFAST® sont proposés sous différentes capacités et peuvent être assemblés pour répondre à des projets de plus grande taille. La documentation BioMicrobics® présente notamment des configurations standards allant de 38 m³/j à plusieurs centaines de mètres cubes par jour selon le modèle.
Deux installations présentant le même débit journalier peuvent nécessiter des configurations différentes si leurs charges polluantes ou leurs profils d’utilisation ne sont pas identiques.
Assainissement décentralisé ne signifie pas absence de réglementation
Le choix d’une technologie ne suffit pas, à lui seul, à établir la conformité d’un projet.
Les prescriptions applicables dépendent notamment de la capacité de l’installation, de la nature du projet, du mode de rejet, du milieu récepteur et du cadre réglementaire auquel le site est soumis.
Une solution MyFAST® doit donc être intégrée dans une filière complète étudiée au cas par cas, avec le prétraitement, le traitement biologique et, lorsque nécessaire, des étapes complémentaires de finition ou de désinfection.
Traiter l’eau au plus près de sa source
Au-delà de la technologie utilisée, ce chantier illustre surtout une manière différente d’aborder l’assainissement.
Lorsque les conditions techniques et réglementaires le permettent, traiter les eaux usées directement sur leur lieu de production peut limiter la nécessité de transporter les effluents vers une infrastructure éloignée et faciliter une gestion plus locale du cycle de l’eau.
Cette approche peut également constituer la première étape d’une réflexion plus large sur la réutilisation de l’eau. Dans ce cas, le traitement biologique doit être complété par les étapes nécessaires pour atteindre la qualité correspondant aux usages envisagés.
Du projet d’ANC à la station décentralisée
Les besoins d’assainissement ne se limitent pas aux deux extrêmes que seraient l’installation individuelle et la grande station municipale centralisée.
Entre les deux existe un large éventail de projets pour lesquels une station biologique décentralisée peut constituer une réponse pertinente : établissements professionnels, hébergements, sites isolés, opérations immobilières, installations touristiques ou petites collectivités.
Le rôle d’ACQUA.ecologie® et BioMicrobics® France est alors de définir la filière adaptée aux caractéristiques réelles du projet : débits, charges, implantation, objectifs de rejet, exploitation et éventuels besoins de réutilisation.
Vous devez traiter des eaux usées directement sur site ?
ACQUA.ecologie® accompagne les projets d’assainissement décentralisé depuis l’analyse du besoin jusqu’au pré-dimensionnement de la filière, en intégrant les contraintes hydrauliques, biologiques et d’implantation.
