Water Reuse Institute® : un nouvel outil pour accélérer la réutilisation de l’eau
À Mèze, au cœur du bassin de Thau, ACQUA.ecologie® et SNT® lancent une plateforme de plus de 6 000 m² dédiée à l’expérimentation, la démonstration, la fabrication et la formation autour de l’eau.
Le Water Reuse Institute® est conçu pour rapprocher la recherche appliquée, l’expérimentation sur eaux réelles, la fabrication, la formation et le déploiement des solutions de traitement et de réutilisation de l’eau.
Water Reuse Institute® : pourquoi créer un tel outil ?
La filière de l’eau ne manque pas de technologies, de recherche ou d’idées prometteuses. Le défi consiste souvent à franchir l’étape suivante : prouver qu’une solution peut fonctionner dans des conditions réelles.
Entre une technologie testée à petite échelle et une installation réellement déployable, plusieurs étapes restent nécessaires : caractérisation des eaux, protocoles d’essais, fonctionnement sur des effluents réels, intégration des équipements, contrôle des performances, maintenance et préparation à l’industrialisation.
Le WRI est justement conçu pour réunir ces étapes sur un même site.
L’objectif n’est pas de recréer un réseau supplémentaire, mais de disposer d’un outil physique permettant de transformer une technologie prometteuse en solution testée et déployable.
Un même lieu pour tester, démontrer, fabriquer et former
Le WRI rassemble plusieurs fonctions qui sont souvent séparées dans le développement d’une technologie.
- R&D appliquée
- Essais sur eaux réelles
- Démonstrateurs
- Serre expérimentale
- Laboratoire
- Fabrication & intégration
- Formation technique
- Déploiement terrain
Cette proximité permet de raccourcir le passage entre la conception, le test, l’intégration et l’utilisation réelle d’une solution.
Pourquoi travailler sur des eaux réelles ?
Une eau réelle ne se comporte jamais exactement comme une eau préparée uniquement pour un essai de laboratoire.
Les concentrations évoluent, les débits changent, la température varie et les mélanges de polluants peuvent modifier le comportement d’un procédé.
Tester une technologie sur différentes matrices permet donc de confronter les performances annoncées aux conditions d’exploitation réelles.
Le WRI doit notamment permettre de travailler sur des eaux douces, usées, grises, pluviales, saumâtres, salées ou issues de certaines activités professionnelles.
2 000 m² de bassins pour expérimenter
Les bassins d’expérimentation constituent une partie centrale du projet.
Ils permettent de reproduire différentes situations hydrauliques, de mettre en œuvre des pilotes, de comparer plusieurs technologies ou de suivre un traitement dans le temps.
La plateforme prévoit environ 2 000 m² de bassins d’essais et d’expérimentation.
La démonstration ne consiste pas uniquement à montrer un équipement. Elle consiste à produire des données exploitables dans des conditions représentatives du terrain.
De la REUT aux PFAS : plusieurs programmes de travail
Le Water Reuse Institute® n’est pas limité à une seule technologie ni à un seul type d’eau.
Plusieurs grands axes doivent pouvoir être étudiés sur la plateforme.
- Assainissement & REUT
- Eaux grises & eaux noires
- PFAS & micropolluants
- Eaux industrielles
- Bâtiments autonomes
- Agriculture & irrigation
- Ports & navires
- Milieux marins
PFAS et micropolluants : comparer les barrières de traitement
Les contaminants émergents constituent l’un des sujets où la démonstration sur eaux réelles est particulièrement importante.
Pour les PFAS, micropolluants et autres contaminants, il n’existe pas nécessairement une technologie universelle adaptée à toutes les eaux et toutes les concentrations.
Le rôle d’une plateforme comme le WRI est donc de permettre la comparaison de plusieurs barrières, leur combinaison et l’évaluation de leur comportement dans une filière complète.
L’industrie et les bâtiments : réduire les prélèvements
La réutilisation de l’eau ne concerne pas uniquement les stations d’épuration.
Un site industriel, un hôtel, un bâtiment tertiaire ou un équipement public possède souvent plusieurs flux et plusieurs niveaux de qualité nécessaires.
Lavage, refroidissement, sanitaires, irrigation, nettoyage ou autres usages techniques peuvent nécessiter des qualités d’eau différentes.
La plateforme doit permettre de tester ces boucles locales et de déterminer quels niveaux de traitement sont réellement nécessaires selon l’usage.
Agriculture, viticulture et ressource locale
La disponibilité de l’eau est également un enjeu majeur pour les activités agricoles et viticoles.
Les travaux peuvent concerner la réutilisation pour l’irrigation, le traitement d’effluents saisonniers, la maîtrise des nutriments ou encore la sécurisation de ressources locales.
Là encore, la qualité nécessaire dépend directement de l’usage visé et du cadre réglementaire applicable.
Ports et milieux marins : des contraintes spécifiques
Les environnements portuaires et marins ajoutent leurs propres contraintes : salinité, corrosion, espace disponible, mobilité, eaux embarquées ou pollution issue des zones techniques.
Le WRI prévoit également de travailler sur ces problématiques, depuis l’assainissement embarqué jusqu’aux eaux portuaires, au dessalement et à la maîtrise des rejets.
Fabriquer sur le même site que l’on expérimente
L’une des spécificités importantes du projet réside dans la présence d’une capacité de fabrication et d’intégration.
Une technologie qui fonctionne à l’échelle pilote doit ensuite pouvoir être transformée en système réellement installable.
Cela implique la mécanique, l’hydraulique, l’électricité, l’automatisme, l’accessibilité, la maintenance et la reproductibilité de l’assemblage.
L’industrialisation est précisément l’étape qui transforme un prototype prometteur en solution reproductible.
Former directement sur des installations réelles
Une technologie de traitement de l’eau ne peut fonctionner durablement que si elle est correctement comprise, exploitée et entretenue.
Le centre de formation du WRI doit permettre de travailler directement sur les équipements et les filières en fonctionnement.
Installateurs, exploitants, distributeurs, bureaux d’études et décideurs pourront ainsi relier la théorie aux conditions réelles d’exploitation.
Depuis Mèze, un réseau technologique présent dans 90 pays
Le WRI s’inscrit dans un écosystème technologique déjà largement international.
Depuis Mèze, la plateforme est connectée à un réseau de partenaires présent dans 90 pays.
Cette dimension permet de rapprocher des technologies, des marchés et des problématiques hydriques très différentes.
L’ambition affichée se situe notamment à l’interface entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.
WRI, SNT et ACQUA.ecologie : trois fonctions complémentaires
Le projet repose sur une répartition claire des rôles.
Le WRI rassemble les moyens de test, de démonstration, d’expérimentation et de formation.
SNT® intervient dans la conception, l’intégration, la fabrication et l’industrialisation des solutions.
ACQUA.ecologie® assure quant à elle le déploiement opérationnel des solutions de traitement et de réutilisation sur le terrain.
Construire la preuve avant le déploiement
Le Water Reuse Institute® part d’une conviction simple : une innovation ne devient utile que lorsqu’elle peut être testée, mesurée, intégrée et exploitée.
Rassembler à Mèze les eaux réelles, les bassins d’essais, le laboratoire, les démonstrateurs, la fabrication et la formation doit permettre de raccourcir ce passage entre idée et déploiement.
La réutilisation de l’eau n’est plus optionnelle. Elle est essentielle.®
Entre le laboratoire et le terrain, il faut un lieu pour faire la preuve
Le Water Reuse Institute® réunit à Mèze expérimentation, démonstration, fabrication et formation pour accélérer le passage des technologies de l’eau vers leur déploiement réel.
