Skid de filtration ou traitement des eaux usées : à chaque eau sa filière
Filtration, ultrafiltration, traitement biologique, membranes, désinfection : ces technologies ne remplissent pas toutes la même fonction. La première étape d’un projet consiste donc à comprendre l’eau à traiter avant de choisir l’équipement.
Un skid de filtration peut constituer un excellent équipement pour clarifier, filtrer, ultrafiltrer ou désinfecter une eau. Mais lorsqu’il s’agit d’eaux usées, la question ne se limite pas au choix d’un filtre ou d’une membrane. Il faut avant tout traiter la pollution présente dans l’effluent.
Un skid de filtration est une brique de traitement
Les équipements de filtration sur skid occupent une place importante dans le traitement de l’eau. Selon leur conception, ils peuvent intégrer des filtres à cartouches, des médias filtrants, du charbon actif, de l’ultrafiltration, de l’osmose inverse ou encore une étape de désinfection.
Chez ACQUA.ecologie®, ces technologies sont notamment utilisées pour traiter des eaux de réseau, de forage, de pluie, de surface ou des eaux ayant déjà subi certaines étapes de prétraitement.
Mais un équipement de filtration, aussi performant soit-il, ne constitue pas à lui seul une station d’épuration. Son efficacité dépend directement de la qualité de l’eau qui arrive en entrée, des polluants à éliminer et de l’objectif recherché.
Pourquoi les eaux usées ne sont pas simplement une eau à filtrer
Les eaux usées domestiques peuvent réunir des eaux grises issues des douches, lavabos ou lavages et des eaux noires issues des toilettes. Leur composition varie fortement selon les usages et les bâtiments.
On peut notamment y retrouver de la matière organique biodégradable, des matières en suspension, des graisses, des tensioactifs, des composés azotés ainsi qu’une charge microbiologique variable.
Cette pollution ne se résume donc pas à des particules qu’il suffirait de retenir mécaniquement.
Dans une véritable filière d’assainissement, une partie essentielle du travail consiste à permettre à une biomasse adaptée de dégrader biologiquement la matière organique et, selon le procédé retenu, certains composés azotés.
Une membrane sépare la pollution : elle ne remplace pas le traitement biologique
Une membrane constitue avant tout une barrière physique. Selon sa porosité, elle permet de retenir des matières en suspension, des colloïdes et certains micro-organismes.
Elle n’assure cependant pas, à elle seule, la dégradation biologique de la matière organique contenue dans les eaux usées.
Alimenter une étape membranaire avec une eau qui n’a pas bénéficié du traitement ou du prétraitement nécessaire peut accroître la charge appliquée aux membranes et favoriser leur encrassement.
Les conséquences peuvent être une augmentation de la fréquence des nettoyages, une diminution des flux de filtration disponibles, une consommation supplémentaire de produits de nettoyage et une exploitation plus contraignante.
Traiter
Le procédé biologique dégrade une partie de la pollution organique biodégradable présente dans les eaux usées.
Séparer
La membrane constitue une barrière physique entre la biomasse, les matières retenues et l’eau filtrée.
Sécuriser
Selon l’usage final, des étapes complémentaires de désinfection, stockage ou affinage peuvent être ajoutées.
Le MBR associe justement biologie et séparation membranaire
C’est précisément le principe d’un bioréacteur à membranes, ou MBR : ne pas opposer traitement biologique et filtration, mais les associer dans une même logique de traitement.
Les systèmes BioBarrier® combinent ainsi un procédé biologique aéré et une séparation par membranes d’ultrafiltration. Le traitement biologique agit sur la pollution biodégradable tandis que la membrane sépare physiquement l’eau traitée de la biomasse et des matières retenues.
Cette association permet de produire une eau traitée de haute qualité et constitue une base particulièrement intéressante lorsqu’un projet prévoit ensuite une réutilisation de l’eau.
ASMR® : raisonner sur toute la chaîne de traitement et de réutilisation
Lorsqu’un projet vise à traiter puis réutiliser les eaux usées directement sur site, ACQUA.ecologie® ne raisonne donc pas uniquement en termes de skid ou de membrane.
Une configuration ASMR® peut intégrer, selon la nature de l’effluent et les objectifs du projet, plusieurs étapes complémentaires :
Cette architecture n’est pas figée. Certaines étapes peuvent être ajoutées, supprimées ou adaptées en fonction des analyses de l’eau, du débit, de la réglementation et surtout des usages envisagés pour l’eau traitée.
La réutilisation n’est donc pas simplement une question de qualité de sortie. Elle suppose également d’étudier les volumes réellement réutilisables, les besoins du site, le stockage, la distribution et les périodes durant lesquelles ces besoins existent.
Le bon diagnostic avant le bon équipement
Un skid peut être parfaitement adapté pour sécuriser une eau de forage, clarifier une eau de process ou réaliser une ultrafiltration après un traitement adapté.
À l’inverse, lorsqu’une eau contient une charge organique importante, sélectionner directement une membrane sans comprendre l’effluent peut conduire à concevoir la filière à l’envers.
Avant de choisir une technologie, il faut donc connaître l’origine de l’eau, son débit moyen et ses pointes, sa composition, la qualité attendue en sortie et l’usage prévu.
C’est à partir de ces éléments qu’une solution de filtration, un traitement biologique ou une filière complète de traitement et de réutilisation peut être correctement dimensionné.
Une technologie n’est pertinente que si elle est placée au bon endroit
ACQUA.ecologie® conçoit des équipements de filtration comme des filières complètes de traitement des eaux usées. Le choix dépend toujours de l’eau entrante, de l’objectif de qualité et des usages prévus.
